vendredi 20 janvier 2017

Exploration parisienne : la Villa Santos-Dumont


Il y a quelques temps, j'ai renoué avec une de ces habitudes qui faisaient partie de mes passions ultimes lorsque je vivais encore à Paris ; j'ai rouvert mon petit fichier notes réunissant tous ces petits endroits un peu secrets et atypiques de Paris, ceux-là même que toute une vie ne suffirait pas pour épuiser, et j'ai entrepris d'aller me balader pour découvrir une autre de ces adresses.

Cette fois, c'est sur la villa Santos-Dumont que j'ai arrêté mon choix. C'était une belle journée d'automne, le temps était doux et la lumière digne de cette saison qui me plait tant. Parfait pour commencer ma petite découverte urbaine !
La villa Santos-Dumont est une impasse située dans le 15eme arrondissement. Elle est pleine de lierre, d'ateliers d'artistes aux verrières rivalisant avec les devantures mignonnes des maisons individuelles qui s'intercalent. Un certain nombre d'artistes y ont vécu, comme le sculpteur Fernand Léger, ou Georges Brassens, dans la rue Santos-Dumont qui prolonge l'impasse, et je crois en effet qu'elle est un de ces endroits qui déverrouillent l'inspiration aussitôt qu'on s'y pose. 

Je me souviens, du temps où je vivais à Paris, l'avoir systématiquement faite passer après toutes mes autres idées de balades à cause de sa situation, le 15ème n'étant pas un arrondissement où j'avais beaucoup l'occasion d'aller. C'était une erreur évidemment, et je regrette de ne pas être allée la découvrir plus tôt. 

Je l'ai visitée à pas de loups, tant les environs étaient calmes. J'ai toujours quelques scrupules à venir photographier ces ruelles, passages et impasses remplis de gens qui n'aspirent qu'à vivre tranquilles chez eux, sans que leur environnement ne devienne un repaire à shooting photo. Ces endroits-là, je m'efforce de les visiter toujours le plus discrètement possible, sans trop m'attarder, et souvent, j'en repars avec des photos - comme celles d'aujourd'hui - qui me satisfont assez moyennement comparé à la beauté des lieux. 

Celui-ci, en l'occurrence, était fort charmant, magnifié encore par les couleurs de l'automne. On n'y entend plus les voitures. Les grandes artères, pourtant, ne sont pas si loin, mais à l'angle de la rue, on les a semées.





Si vous souhaitez vous y rendre :
Prenez le métro ligne 13, et descendez à la station de métro Plaisance. Commencez à marcher sur la rue d'Alésia puis sur la rue de Vouillé dans son prolongement, et tournez à gauche rue de Santos-Dumont. De là, vous tomberez sur la Villa Santos-Dumont. 

Les bâtiments situés dans la rue Santos-Dumont valent eux aussi le détour. Les maisons situées côté pair (Brassens a vécu au n°42) sont construites selon une seule et même architecture, leur donnant un côté très "propret". J'ai beaucoup aimé leur finesse, qui m'a rappelé une certaine élégance à l'anglaise. 



Avez-vous déjà eu l'occasion d'aller vous balader par là-bas ? N'hésitez pas à me confier quels sont vos endroits parisiens  les plus atypiques, rien ne me fait plus plaisir que de (re)découvrir Paris par le petit bout de la lorgnette ! 
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mercredi 18 janvier 2017

Instantanés du mercredi

Bleus d'hiver - les herbes folles par jour de grand vent - trêve de mondanités - deuxième hiver pour ce pull à chevrons Les Petites, dont j'aime toujours autant les détails venus se nicher dans sa simplicité. 

Traverser la ville un dimanche où tout est fermé, et la redécouvrir par l'envers - Pourquoi choisir entre les crêpes et les livres, puisqu'il y a Book'n Billig ? (super adresse que je vous conseille à Quimper si vous avez l'occasion de passer par la Bretagne) - Lever du jour renversant - Fidélité éternelle à mes Dr. Martens vernies. 
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lundi 16 janvier 2017

Précieux temps long de la broderie

La semaine commence avec une nouvelle broderie ! Je pense que c'est la première fois par ici que je vous propose deux broderies en l'espace d'une semaine. 

À vrai dire, c'est un petit défi que je me suis lancée alors que je publiais, lundi dernier, mon précédent dessin brodé inspiré par Les Animaux fantastiques. Je songe souvent à la frustration que génère chez moi le décalage entre le temps nécessaire pour qu'un dessin émerge dans ma tête, et le temps exigé pour mener une broderie à son terme. Il faut finalement si peu de temps pour faire naître un dessin, et tellement pour le faire vivre sous forme de broderie. Parfois je ne peux pas m'empêcher de penser déjà au dessin suivant, et à celui qui suivra le suivant, alors que j'ai encore de longues heures de travail sur la broderie en cours. 

Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, l'hiver et l'automne sont les saisons qui m'inspirent le plus sur un plan créatif, et il arrive souvent à cette période que les idées de dessins s'embouteillent dans ma tête sans que mes dix doigts parviennent à suivre le rythme. Dans ces moments-là, mon carnet à tout faire, ou l'application Notes de mon téléphone, me sont d'une grande aide pour consigner les bribes d'idées avant que celles-ci ne s'envolent, mais cela n'empêche pas la frustration. 

Parfois, alors que je viens de consacrer deux heures à broder un tout petit espace de la toile, je me dis que si j'avais choisi les crayons de couleur plutôt que mes fils et aiguilles, je pourrais déjà m'atteler à faire autre chose. Mais sans doute que ce temps long de la broderie est précisément ce qui me permet de m'attacher autant à chacun des personnages que je brode, sans doute que c'est lui encore qui fait de la broderie quelque chose, à mes yeux, d'assez précieux. Un produit fini qui ne sera pas reproductible à l'identique, comme le serait une illustration papier envoyée à l'impression dix, cent, mille fois. (dit l'amoureuse d'illustrations papier que je suis)
Je me dis parfois qu'en ne dessinant aujourd'hui presque plus que sur tissu, je m'engouffre peut-être dans la voie la moins "rentable" possible. Heureusement que je pratique également la gravure, moins génératrice de frustration, pour le coup, car compatible avec la réimpression. 

Toujours est-il que ma broderie du jour est née de cette frustration du temps long, de cette sensation qu'un hiver entier serait encore trop court pour me permettre d'assouvir mes envies de dessiner-broder de jolis bonnets, des patinoires, des pistes enneigées, des grosses écharpes et des tasses de thé chaud. Que pour cette raison, je ne pouvais pas en perdre une miette. J'ai donc voulu aller à l'encontre de ce temps long, me lancer le défi de broder "plus vite que mon ombre", plonger dans un nouveau dessin sitôt la page du précédent refermée. Je voulais voir s'il était possible de changer de fréquence et de broder un dessin par semaine sans y perdre complètement la tête. 
Pour tout vous dire, ce ne fut pas chose facile. 

Mais j'arrête là le bavardage pour vous livrer les détails de cette broderie, réalisée avec les fils moulinés de chez DMC :

JEUNE FILLE :
- chapeau bordeaux réalisé au passé plat avec le fil de référence 321 (utilisé en 3 brins)
- ruban bleu marine (passé plat, référence 823, fil utilisé en 3 brins)

- écharpe (point de chaînette, fil de référence 928 utilisé en 6 brins, pour davantage de densité)

Duffle coat : 
- partie beige réalisée au passé plat, fil de référence 3782 utilisé en 6 brins)
- bordure de la capuche : point de "pompon" avec un mélange de 3 fils (3782, 644 et 3790) 

- boutonnière : passé plat, 3 brins du fil de référence 938 / les boucles sont faites avec un point de pompon simple, et je les ai réunies au centre avec un point tout simple, pour "lacer" et fermer le manteau. 

- pantalon réalisé au passé plat, fil de référence 936 utilisé en 3 brins.
- bottes : passé plat, fil de référence 823 utilisé en 3 brins / bordure bordeaux (fil 321)

BÉBÉ HUSKY : 
- taches réalisées au passé plat avec le fil 3790 utilisé en 3 brins. 
- yeux bleus : fil 926.

Tous les contours sont réalisés au point de tige avec le fil 938 utilisé avec 1 brin. 
Le point de "pompon", comme son nom l'indique, sert en principe à reproduire l'aspect de petits pompons sur la toile de tissu. Pour cela, il faut normalement couper chaque boucle réalisée, afin d'avoir le résultat aussi ébouriffé que souhaité. J'ai volontairement gardé les boucles intactes, car je voulais une capuche avec un certain volume, certes, mais un volume dompté !

Je vous souhaite une bonne semaine  ! 
Et si vous avez des conseils à me donner pour gérer la frustration 
de n'avoir que dix doigts et 24 heures dans une journée, 
n'hésitez pas à me les confier en commentaire ! 
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dimanche 15 janvier 2017

Ten little Positive things #66

1 - Visiter le château de Trévarez encore tout plongé dans l'ambiance des fêtes de fin d'année. 

2 - Frigorifier mes petits doigts pour photographier les matins givrés.

3 - Savourer la mer en hiver. 

4 - Anticiper le printemps en craquant pour les jolis détails de cette veste mi-saison, qui réunit tous les ingrédients pour réussir à traverser les années dans mon dressing sans me lasser. Une petite folie, trouvée tout de même soldée dans une boutique bretonne. Elle vient de chez Scapa, une marque que j'avais plutôt eu l'habitude de voir portée par ma maman jusqu'à ce jour. Il faut croire que je grandis. 

5 - Ecouter la pluie tomber accompagnée par ma bouillotte à quatre pattes.

6 - Ecouter des vinyles sur le tourne-disque reçu pour Noël.

7 - Aller voir deux jolis films au cinéma, Manchester by the sea, ainsi que Paterson, de Jarmush, que j'ai adoré.  Je ne conseillerai pas ce dernier aux inconditionnels des films d'action, mais plutôt aux contemplatifs comme moi. Les fans de la série Girls y reconnaîtront Adam Driver, que j'apprécie de plus en plus dans la petite carrière qu'il se construit sur grand écran. J'ai adoré la douceur de ce film, qui aborde la poésie, la routine, et la poésie de la routine. Le duo principal, interprété par Adam Driver et Golshifteh Farahani est vraiment intéressant à observer tellement il illustre deux manières opposées de gérer ses rêves.

8 - Laisser le hasard bien faire les choses en me sacrant reine avec une fève chat. 

9 - Recevoir vos gentils retours au sujet de ma dernière broderie et en commencer une nouvelle à peine celle-ci terminée. (il se pourrait bien d'ailleurs, que je vous donne rendez-vous demain par ici...)

10 - Profiter des pulls d'hiver pour y accrocher mes plus jolies broches (celle-ci est une broche Grizzly Chéri, dont j'adore la délicatesse). 

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mercredi 11 janvier 2017

Instantanés du mercredi

Parée pour affronter une froide journée d'hiver - La délicatesse de la bruyère - Les lumières de fêtes qui se prolongent après Noël - Queen me
 Un matin, le givre sur la fenêtre - Vouloir être chat - L'hibernation avec cette mignonne - La lumière des matins d'hiver est parfois si belle que braver le froid vaut bien le coup. 
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lundi 9 janvier 2017

Un petit animal fantastique

Je suis très heureuse aujourd'hui de pouvoir enfin vous présenter cette première broderie de 2017. A vrai dire, il serait peut-être plus juste de la considérer comme la dernière de 2016, tant les jours se sont écoulés depuis que j'ai tracé sur la toile les premiers traits de mon dessin, tant j'ai passé des heures et des heures à broder la veste de ce jeune homme, ses carreaux à n'en plus finir. Elle et moi avons quasi basculé ensemble d'une année à l'autre. 

Les fans assidus de JK Rowling ne mettront pas longtemps à comprendre d'où est née mon inspiration pour ce dessin, en reconnaissant les couleurs du costume porté par Norbert Dragonneau, dans Les Animaux fantastiques. Je vous avais d'ailleurs confié en décembre toute mon excitation après être allée voir ce film au cinéma. Peu de films parviennent ainsi à relancer aussi fort notre machine à activer les idées, notre machine à rêver et à créer (je reprends ici une formule que j'ai entendue pas plus tard qu'hier dans une ancienne vidéo - très intéressante - de Margot, que je recommande à tous les rêveurs). Le dernier en date, pour moi, était probablement Moonrise Kingdom, ainsi que l'oeuvre de Xavier Dolan dans son ensemble. 

Rentrant du cinéma, pleine d'entrain, j'ai donc tout bonnement voulu broder le Norbert Dragonneau du film. La seconde suivante, j'ai réalisé que je n'avais aucun droit de m'approprier le personnage et de le diffuser sans l'autorisation de son auteur. Alors j'ai laissé infuser quelques jours les images qui se bousculaient dans ma tête, et quand je me suis sentie capable de me détacher du film, j'ai gardé les essentiels,  l'harmonie des couleurs (le manteau de Norbert Dragonneau n'est-il pas superbe ?), les cheveux rebelles, sans chercher à m'approcher des traits du visage d'Eddie Redmayne, que je trouve si fascinant pourtant. J'ai tiré un trait sur la baguette magique, et troqué les animaux fantastiques contre un petit chien, non moins fantastique après tout, ce petit Jack Russel mignon mignon. 

Finalement, malgré ces compromis, le résultat me plaît bien, peut-être davantage que si j'avais brodé une image du film. Il garde tout juste ce qu'il faut d'influence pour être cher à mon coeur, et s'en détache suffisamment pour venir s'intégrer harmonieusement à l'univers de mes dernières broderies. 

Quelques petites informations pratiques : 
Voici les points ainsi que les références des fils  moulinés DMC que j'ai utilisés : 
- Manteau : trame au point de tige (fil 926 utilisé avec 2 brins), remplissage au passé plat (fil 3768 utilisé avec 3 brins).
- veston : passé plat (fil 782 utilisé avec 3 brins).
- contours des personnages : point de tige (fil 975 utilisé avec 1 brin).
- Jack Russel : remplissage au passé plat (fil 975 utilisé avec 3 brins), yeux et truffe au passé plat (fil NOIR utilisé avec 2 brins).
- Noeud papillon : passé plat réalisé avec un reste de fil bleu marine (utilisé en 2 brins) dont j'ai perdu la référence.
- chemise : passé plat (fil 644 utilisé en 3 brins).



Pour réaliser la veste, j'ai d'abord brodé toute sa trame au point de tige, de manière à obtenir un quadrillage, que j'ai ensuite rempli, carreau après carreau, au passé plat, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus. 



J'espère que vous apprécierez cette première broderie de 2017. 
Dites-moi, comment faites-vous pour (ré)activer votre machine à créer, de votre côté, quand vous sentez que c'est nécessaire ? 
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vendredi 6 janvier 2017

El parque del Retiro, à Madrid

Aujourd'hui, histoire de bien contraster avec le froid qu'il règne ces jours-ci, je reviens vous parler une dernière fois de Madrid, avant de tourner une page sur ce voyage. Je veux vous raconter un peu la beauté du parc du Retiro (Parque del retiro) : je l'ai tant aimé lors de mon récent séjour à Madrid, que je n'ai pas pu résister à l'envie de lui consacrer un article. 

J'imagine que cet énorme parc (118 hectares !) est digne d'intérêt en toutes saisons, que les madrilènes viennent y chercher de l'ombre en été, guetter les beaux jours au printemps... pour ma part, c'est sous ses couleurs d'automne que je l'ai découvert, et il ne pouvait pas me faire plus beau cadeau, moi qui suis une fan absolue des tons automnaux. Je ne sais trop pourquoi, en partant à Madrid à la fin du mois d'octobre, promise à des températures avoisinant les 25 degrés, je m'étais faite à l'idée de faire quelques infidélités à l'automne, rien que pour quelques jours. J'imaginais sans doute que sous de telles températures, les arbres ne pouvaient pas avoir déjà rougi comme ici, que les feuilles mortes en espadrilles n'entraient pas dans mon champ des possibles. Je me trompais bien. Je pense très sincèrement que l'automne est un moment idéal pour découvrir Madrid. Je pense aussi que le parc du Retiro est une beauté pure, une vraie respiration dans une ville effervescente, et je comprends parfaitement qu'il puisse être si cher au cœur des madrilènes. 

Ici, des gens lisent sur les bancs, là, les enfants courent, des adultes, aussi, autrement équipés. On y marche en faisant craquer les feuilles sous les pieds, ce petit plaisir que seul l'automne sait nous offrir.

C'est le principal parc paysager de la ville, le plus beau, assurément, et ses allées, en automne, n'ont pas grand chose à envier aux jardins parisiens que j'aime tant. Surtout, il peut compter sur son Palais de Cristal (Palacio de Cristal), une gigantesque serre qui trône en plein milieu, et où se tiennent régulièrement des expositions d'art contemporain. Cet édifice est un vrai bijou, qui a été construit, tout en verre et métal, en 1887, pour une exposition temporaire. Sa conception devait rendre possible son transfert, à terme, sur un autre site, et il est finalement resté sur son emplacement d'origine, pour se refléter merveilleusement bien sur le plan d'eau qu'il domine. 


Le superbe étang du Retiro, si vous êtes tenté par l'idée de faire un petit tour en barque.
 Le somptueux Palacio de Cristal, qui trône au milieu du parc


Ce fut un beau coup de cœur. 
Si vous avez l'occasion de visiter Madrid, 
ne le manquez pas, 
je suis sûre que vous l'aimerez comme je l'ai aimé.
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