vendredi 24 février 2017

Voyager en solo ? Jamais !

Les lumières des terrasses au crépuscule, sur la Praça do Comercio, à Lisbonne, la semaine dernière. 

Cet article fera peut-être sourire les voyageurs solitaires chevronnés, ceux qui n'hésitent pas une seconde avant de prendre leur sac à dos pour partir en solo au bout du monde. 

En réalité, ce petit billet, il s'adresse plutôt à ceux qui n'ont jamais sauté le pas, ceux que l'envie de partir seul démange,  mais dont ils ne pensent pas se sentir capables.

Je m'adresse aux timides, aux introvertis, aux rêveurs, aux courageux mais pas téméraires. Dont je suis.

Il n'est pas nécessaire de songer à partir au bout du monde pour juger la montagne trop haute. Parfois, j'hésite moi-même à partir explorer l'autre bout de ma Bretagne natale si je ne trouve personne pour m'accompagner. Alors envisager de partir seule à l'étranger, vous pensez bien... 
Mais je m'y suis confrontée, comme je me suis forcée à boire du thé jusqu'à en raffoler, je me suis forcée à voyager seule. Un peu. Pas trop loin.

Je suis récemment partie à Lisbonne en solitaire, et vous avez été nombreux à réagir à cette photo, sous laquelle je vous confiais la fierté, mais aussi toute la diversité des sentiments éprouvés en parvenant tout en haut du parc da Pena, à Sintra.

Mon expérience du voyage en solo :
Je suis partie en solo à cinq reprises, toujours en Europe, et toujours dans des capitales ou des grandes villes. Chaque fois, en me posant des dizaines de questions et en sentant mon estomac se nouer à quelques heures du départ. Mais en bouillonnant d'impatience et de curiosité, aussi. 

Bruxelles :
J'ai commencé par visiter Bruxelles. Partant de Paris en train, vers une ville où je ne devrais pas composer avec la barrière de la langue, cette destination me semblait être une option plutôt raisonnable pour une première expérience. Au final, ce voyage en solo m'a laissé une impression mitigée. Sûrement qu'il me faudra redécouvrir Bruxelles avec un compagnon de route.

Amsterdam :
Quelques mois plus tard, j'ai malgré tout réitéré l'expérience en partant pour Amsterdam, toujours en train depuis Paris. Prendre le train me semblait minimiser la marche à gravir pour voyager en solo, car c'est devenu très routinier pour moi, alors que passer les postes de contrôle des aéroports m'a toujours été générateur de stress.
J'ai beaucoup aimé Amsterdam en solo, grisée par mon amour pour cette ville, où j'avais déjà  fait une courte halte l'année d'avant, et dans laquelle je me verrais très bien vivre. 

Séville :
Ensuite, je suis allée à Séville. 4 jours à me laisser guider par le soleil et les découvertes nez en l'air. Le charme et la douceur sevillane ont suffisamment opéré pour me permettre de passer outre la solitude du voyage. La ville ne comptait pas beaucoup de touristes à cette époque-là, et il faisait bon vivre. 

Madrid :
Regonflée par ces deux expériences plutôt bonnes, j'ai réitéré avec un nouveau voyage solo en partant à Madrid. Indépendamment de mes découvertes madrilènes, je n'ai pas tellement apprécié le fait de visiter Madrid seule. C'est une ville tellement festive que je me sentais un peu à côté du sujet m'y rendant toute seule. Bien sûr, j'aurais pu entrer dans les bars, faire la démarche de rencontrer du monde, mais, pour être tout à fait honnête, ce n'est pas quelque chose que je fais. 

Enfin, je suis donc partie à Lisbonne.



Lisbonne en solo :
Les plus :
  • On se sent bien, à Lisbonne. Pas un moment, pas un quartier où je ne me suis pas sentie en sécurité. Je crois que c'est une destination qu'on peut vraiment conseiller aux voyageurs qui hésiteraient encore à partir seuls.

  • Les diverses adresses dédiées à la street food. Pas toujours facile d'oser s'attabler dans un restaurant quand on voyage seul(e). Coup de chance, Lisbonne regorge d'endroits où l'on peut picorer, décider de s'attarder ou non, manger sur place ou saisir l'option Take away. Je vous recommande par exemple le Time out, situé dans le Mercado do Ribeiro, un vaste endroit où vous pouvez commander à manger dans un des inombrables stands du lieu et vous installer sur une des longues tables-comptoirs. Je me suis sentie très bien dans cet endroit (j'y suis même allée plusieurs fois) où se côtoyaient des gens aux profils très différents, locaux, touristes, familles, et beaucoup de personnes seules. 

  • Un touriste qui voyage seul est moins repérable de loin, et moi, je savoure chaque possibilité de découvrir une ville comme si j'y habitais depuis des années. J'adore pouvoir ranger mon guide dans la poche et marcher, simplement marcher comme n'importe qui d'autre. Parfois, des touristes m'arrêtent pour me demander leur chemin, et, même si, le plus souvent, incapable de les renseigner correctement, la supercherie s'arrête là, je suis toujours très contente qu'on ait pensé que j'habitais là.

  • Seul(e), on n'a personne auprès de qui se plaindre de la fatigue, des heures de marche... On se plaint tellement, au quotidien, pour pas grand chose, généralement, parfois pour le simple plaisir de se plaindre, que seul, il me semble qu'on repousse d'autant plus notre seuil de résistance à l'effort. 

  • Pendant mes voyages en solo, je suis d'autant plus attentive à des détails que je ne remarquerais peut-être pas si je marchais dans les rues en discutant avec un(e) ami(e). Mon appareil photo autour du cou, je m'arrête pour photographier chacun de ces détails quand bon me semble (si vous me suivez sur Instagram, vous aurez sans doute remarqué à quel point j'ai pu être active pendant mon séjour à Lisbonne !)

Les moins :
  • le délicat moment du restaurant. Je pense que c'est la circonstance dans laquelle voyager seule me pèse le plus, sûrement car je conçois vraiment le restaurant comme un moment de partage, et qu'y manger seule me rend généralement un peu triste. Il est souvent assez compliqué pour moi d'oser entrer dans certains endroits, je passe toujours une tête par la porte le temps d'observer s'il y a des recoins tranquilles, de qui est composée la clientèle, est-ce que l'ambiance est aux grands éclats de voix et aux réunions entre amis, ou bien au contraire, est-ce que les cadres pressés se mêlent aux locaux et aux touristes, aux groupes, aux personnes seules. Je privilégie toujours ces adresses-là, où je n'ai pas le sentiment de dénoter par rapport au reste du monde. Cela m'amène à laisser quelques endroits sur la touche quand je ne m'y sens pas suffisamment à l'aise, mais au final, je repère suffisamment de plans B pour réussir à trouver un endroit où je me sente bien.

  • L'envie qui revient, régulièrement, de ne pas garder ce voyage pour moi toute seule, de partager telle ou telle découverte. Avant d'entreprendre mon premier voyage en solo, je m'étais nourrie de plusieurs retours d'expérience, et un message revenait régulièrement : on ne voyage jamais vraiment seul, car on fait tout plein de rencontres tout au long du périple. Ca m'avait rassurée, et je m'étais imaginée revenant de voyages avec plein de nouveaux amis. Sauf que je ne suis pas vraiment arrivée à la même conclusion : je pense que quand on est de nature plutôt introvertie, il est tout à fait possible de rester d'un bout à l'autre dans sa solitude de voyageur solitaire (ce qui ne fait d'ailleurs pas forcément du voyage une expérience ratée !), au-delà des interactions basiques du quotidien avec les commerçants.

Ce qui m'a aidée :
  • Pour l'épineuse question des restaurants, fonctionner avec des horaires un peu décalés. À Lisbonne, j'avais très envie de retourner au Pois café, que j'avais énormément aimé lors de mon premier séjour dans la ville il y a 10 ans. J'y suis passée une première fois à 16 h le jour de mon arrivée, l'endroit était bruyant et plein à craquer, et les fauteuils, aussi moelleux soient-ils, tous occupés. Plutôt que d'attendre une place, dans cette ambiance où je ne me serais de toutes façons pas sentie à l'aise, j'ai pris le parti d'y revenir le lendemain matin à l'ouverture pour un petit déjeuner. Et c'était chouette. J'étais la première sur place, et j'ai observé tranquillement l'endroit se remplir petit à petit, profitant vraiment de ce moment privilégié et de la beauté des lieux. 

  • Toujours avoir un livre avec moi. Lire, c'est chouette, et mine de rien, ça donne une contenance quand il s'agit de savoir où poser les yeux au restaurant. Ca marche aussi avec un carnet de voyage, et l'exercice du voyage en solitaire peut même alors se révéler très inspirant quand il s'agit d'écrire ce qu'on ne partage pas de vive voix avec quelqu'un. 

  • Anticiper tout ce qui pouvait être anticipé, tout en laissant la porte ouverte au hasard : si lorsque je voyage accompagnée, j'ai davantage tendance à lâcher du lest, à faire confiance aux "on verra bien", en solo, il devient beaucoup plus important pour moi de préparer deux fois plus que de raison la question des transferts, des navettes à prendre, des itinéraires... Je note tout sur mon carnet de voyage, de l'adresse de mon hôte Airbnb aux horaires des bus pour telle excursion, en passant par la couleur du bus shuttle que je dois trouver à l'aéroport ! Cela peut sembler un peu extrême, mais ce contrôle de toutes les questions d'ordre pratique - s'il n'évacue pas le risque que tout ne se passe pas comme prévu - me rassure et me libère de la panique que pourrait générer le fait de voyager seule. Ce qui doit être noté est noté, et je peux ensuite laisser le plaisir du voyage opérer, me laisser aller aux découvertes, et même, changer totalement mes plans si j'en ai envie. 

  • Avoir toujours mon Cartoville sur moi : impossible de me passer de lui quand je visite une grande ville européenne, seule ou accompagnée. Je n'aime pas trop me submerger de guides touristiques, préférant découvrir les villes en flânant nez en l'air, mais le Cartoville est un outil absolument indispensable pour moi. C'est d'ailleurs souvent le seul guide que je glisse dans ma valise. Je trouve vraiment très pratique le fait de pouvoir se repérer à l'aide de mini cartes se concentrant sur un quartier à la fois, plutôt que de devoir chercher le sens du vent pour déployer sa grande carte sans que celle-ci s'envole ou s'écrase contre notre visage ! :) Dès que j'ai booké mon logement, mon premier réflexe est d'ouvrir mon Cartoville et d'y noter une petite croix à l'endroit où je séjournerai. Pendant tout le voyage, cette petite croix, c'est mon phare, l'assurance que je retrouverai toujours mon chemin. À l'heure des GPS et multiples applications de géolocalisation qui fonctionnent parfois même sans connexion à l'étranger, ça a peut-être un petit côté old school, mais j'y tiens beaucoup.

Pour conclure, je dirais que je n'ai pas l'ambition, avec cet article, de vous convaincre de partir à l'aventure seul(e) au bout du monde. Je ne pense pas que nous soyons tous faits pour cette aventure-là, et ce n'est pas grave, il y a tant de manières de découvrir ce "bout du monde", et d'occasions de partir  avec un compagnon de route. Moi-même, je pense avoir aujourd'hui cerné que mes ambitions dans ce registre du voyage en solo ne me portaient pas plus loin que les grandes villes européennes, et qu'il m'était nécessaire d'alterner ces expériences avec des voyages plus "classiques", où je suis bien entourée.

Je n'essaie pas non plus de vous dire qu'essayer le voyage en solo, ce sera forcément l'adopter, mais que si vous avez envie de partir, que VOUS êtes disponible, et que c'est le seul fait de ne trouver personne disposée à vous accompagner qui vous arrête, alors peut-être qu'il faut vous dire que c'est trop dommage de ranger ce projet au placard.

J'ai seulement envie de vous dire que parfois, il peut nous faire du bien, ce voyage en solo, nous faire sortir de notre zone de confort, nous faire sentir fort, et nous donner l'impression d'avoir escaladé une montagne. 

J'ai seulement envie de vous conseiller, à vous les timides du voyage en solo, de plonger d'abord un orteil dans l'eau de la piscine, en commençant par tenter l'expérience dans un pays à la culture similaire à la vôtre, voire la même langue, dans une grande ville où il sera toujours plus facile d'être autonome dans vos déplacements urbains. Et qui sait, de découvrir que vous aimez ça. 

J'espère que mon retour d'expérience sera utile à certain(e)s. J'ai veillé à ne rien enjoliver et à rester la plus honnête possible sur la façon dont j'ai vécu le voyage en solo, à Lisbonne et ailleurs. Vous aurez compris que le voyage en solo ne va pas du tout de soi, pour moi, qu'il n'est pas mon mode de voyage préféré, mais que je me sens aujourd'hui capable de m'y confronter de temps à autre, comme manière de sortir un peu de ma zone de confort.

N'hésitez pas à partager avec moi votre expérience dans ce domaine.

Et je reviens bientôt pour vous parler de Lisbonne plus en détails. ;)
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mercredi 22 février 2017

Instantanés du mercredi

Retour de voyage, et amour amour pour les azulejos sur les murs de Lisbonne. Morceaux choisis.
 Les palmiers de la plage de Cascais - Déclaration d'amour à mes petites baskets Tommy Hilfiger, qui auront été des copines de voyage parfaites, avec 95 km de marche au compteur en 6 jours, 202 étages montés, 129087 pas... et pas le moindre bobo à déclarer - Lisbonne et ses miradouros à couper le souffle - Saint-Valentin dans les rues de Lisbonne.
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mardi 21 février 2017

Broder les pulls jacquard


Je suis très contente de vous retrouver, aujourd'hui, avec un nouvel article créatif placé sous le signe de la broderie. Mon séjour au Portugal m'a fait définitivement passer à l'heure printanière, et la broderie que je partage avec vous sera donc à coup sûr ma dernière broderie de l'hiver. Si je commence à voir affleurer dans ma tête des influences plus fleuries, je dois dire que j'ai énormément aimé broder l'hiver : cette saison n'a cessé de me renvoyer à de nouveaux défis, et je me suis découvert une passion pour broder les pulls d'hiver bien moelleux, leurs textures fofolles et leur petit côté fluffy. J'espère que je trouverai dans l'univers printanier de quoi continuer à tester de nouveaux effets, car c'est toujours très stimulant de trouver matière à se renouveler dans sa pratique créative, quelle qu'elle soit. 

En attendant, je vous présente mes deux derniers compères de l'hiver.  

Il était pour moi impensable de refermer la page de l'hiver sans m'être confrontée à la broderie d'un pull jacquard. J'y ai pensé plus d'une fois au cours de mes précédents dessins brodés, mais toujours en fin de broderie, et chaque fois, j'ai préféré m'abstenir plutôt que de plaquer cela sur un travail fini.

Pour cette dernière broderie de l'hiver, donc, j'ai intégré cette envie dès mon projet de départ, de sorte que j'en ai fait l'objectif principal de mon dessin. Je me suis doucement laissée influencer par un pull que j'ai dans mon dressing, et ensuite, j'ai composé mes associations de couleurs, réfléchi à mes motifs pour rappeler l'esprit jacquard. Pour cela, le dessin préparatoire a été indispensable. J'aime dessiner directement sur le tissu, mais j'opte de plus en plus pour un bref croquis au préalable, ne serait-ce que pour m'assurer des couleurs choisies, voir où je veux aller, et... ne pas faire fausse route, tout simplement !



Pour composer le pull de cet ours élégant, j'ai d'abord brodé un pavage en damier sur tout le devant du pull, en utilisant un point de tige


Ensuite, je suis passée à l'étape "coloriage", en remplissant un carreau sur deux à l'aide du passé plat.

De la même manière, j'ai rempli les carreaux restants avec une couleur contrastante. 
Les manches sont réalisées au passé empiétant, avec l'ajout de quelques lignes au point de chaînette, pour rappeler l'esprit d'un pull aux détails torsadés. 

J'ai ajouté un col et des épaulettes couleur camel au passé plat, histoire de bien correspondre au style de vêtements que j'affectionne dans la vraie vie. (broder des vêtements qu'on aime plutôt que de les acheter systématiquement, ça calme quelques frustrations ! :)

Pour le pull de la demoiselle, assurément ce qui m'a demandé le plus de travail, j'ai d'abord brodé la base du pull (en bleu pâle)  au passé empiétant.

La bande verte en ligne brisée est brodée au point de chaînette.

La ligne brisée marron est brodée au passé plat à nouveau. Si vous vous lancez dans ce genre de broderie, c'est quelque chose que je vous conseillerais, d'alterner les points et les textures : si je brode une bande au point de chaînette, je change de point pour la bande suivante.

Les petites boules bleues que vous distinguez sur la bande marron sont réalisées une fois la bande finie, avec un point de noeud.

Enfin, pour la partie supérieure du pull, toujours en bleu pâle, j'ai d'abord brodé les petits motifs bleu gris (au passé plat), autour desquels j'ai suite "rempli" les espaces restants en utilisant à nouveau le passé empiétant.

Et le col, en vert, est brodé au passé plat.


Pour récapituler :

- J'ai utilisé les fils moulinés de chez DMC.
- Les contours des personnages sont brodés au point de tige (1 fil, réf. 938)

La demoiselle :
- base du pull bleu pâle au passé empiétant (2 fils, réf. 415)
- bande verte au point de chaînette (2 fils, réf. 320)
- bande marron au passé empiétant (2 fils, réf. 3790)
- points bleu pâle au point de noeud (2 fils, réf. 415)
- motifs bleu gris au passé plat (2 fils, réf. 413)
- col au passé plat (2 fils, réf. 320)

L'ours : 
- contours du damier au point de tige (2 fils, réf. 336)
- carreaux marine et rouges au passé plat (3 fils, réf. 336 et 347)
- manches au passé empiétant (3 fils, réf. 336) + ajout de quatre lignes en point chaînette (3 fils, marine plus sombre, dont je n'ai plus la référence).

Ils vous plaisent ces deux compères ? 
Vers quoi vous portent vos envies, pour le printemps ? (qui sait, peut-être arrivera-t-il plus vite en mutualisant nos envies !)
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mercredi 15 février 2017

Instantanés du mercredi

Mes fidèles et très vieilles boots qui s'éraflent un peu plus encore sur les rochers - les reflets parfaits des matins d'hiver plein Soleil - Cette jolie maison, je ne l'ai jamais vue les volets ouverts, c'est comme si elle ne voulait pas voir la mer, qui lui fait face pourtant - Ce ciel bleu, et moi, quelque part. 
Une tasse de thé, et on reste au chaud - Lumière d'hiver sur les branches nues - Les herbes hautes - Je cherchais une paire de baskets sobre et qui ne dépareille pas avec ce que je porte habituellement, pour chaque fois que je voyage à la découverte d'une grande ville européenne. J'ai trouvé mon bonheur chez Tommy Hilfiger, une de mes marques favorites, et galope actuellement à Lisbonne avec ces deux (il vaut mieux) copines. 
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lundi 13 février 2017

Lisbonne, ton souvenir flou

Aujourd'hui, je m'échappe. Je m'en vais retrouver la jolie Lisbonne, elle que j'avais découverte il y a dix ans, par un mois d'août d'une chaleur sans nom. Je me rappelle les pavés bouillants, les escaliers à n'en plus finir, la beauté des azulejos, la saveur des pasteis de nata. Je me souviens de tout cela, mais c'est drôle, le temps a tant passé que les images ne sont plus très précises dans mon esprit. Lisbonne est devenue un souvenir flou, un joli souvenir, mais surtout quelque chose de friable. C'est amusant comme un souvenir peut être à la fois prégnant et sembler se dissiper dans l'air dès qu'on essaye de l'attraper. 

Il y a quelques jours, je me rappelais ce joli salon de thé, j'étais encore en mesure de dire que j'avais trouvé la décoration charmante et originale, et pourtant j'étais incapable de la décrire, pas plus que je ne me souvenais du nom de l'endroit.  Je disais : si j'arrivais par hasard à tomber sur cette adresse à nouveau, je la reconnaîtrais aussitôt, je pourrais même expliquer - j'en étais sûre - à quelle table j'y avais mangé dix ans plus tôt. Mais là, je ne me rappelais rien, tout juste la sensation d'un bon souvenir dont je ne me souvenais pas. 

C'est fou comme en dix ans, ma manière de voyager a changé. Aujourd'hui, chaque bonne adresse est précieusement consignée dans un de mes petits carnets, et je n'imaginerais pas laisser les bons souvenirs s'étioler dans de vagues et lointaines impressions. Je reviens de voyage avec plusieurs cartes photos remplies, que je me mets de longues heures à trier, classer. Et puis il y a ce blog, pour finir, qui n'existait pas alors, et qui vient contribuer à fixer ce qui pourrait s'envoler. 

Hier soir, en commençant à m'imprégner de différents articles de blogs autour de Lisbonne, je l'ai retrouvée, mon adresse mystère. Et comme je l'avais imaginé, à la première photo, tout m'est revenu en mémoire. J'ai hâte, dans quelques heures, dans quelques jours, d'entrer à nouveau dans le Pois café. 

Pour le reste, j'aime les voyages qui font de la place au(x) hasard(s). Lisbonne, j'arrive, laisse-moi me rappeler à ton bon souvenir. 


Je n'ai pas pour habitude de m'encombrer du superflu lorsque je voyage, j'aime les bagages légers qui me permettent de court-circuiter ce long moment d'attente devant le tapis de récupération des bagages en soute. 
Mes nouvelles petites baskets Tommy Hilfiger, dénichées en soldes, ont passé le crash test pour être mes parfaites  (et uniques) compagnonnes de voyage. J'espère qu'elles sont prêtes à gravir beaucoup d'escaliers... 


Je vous souhaite une bonne semaine. Je vous donne rendez-vous mercredi sur le blog pour mes traditionnels instantanés hebdomadaires, et pour le reste, vous pouvez me suivre à travers la capitale portugaise sur mon compte Instagram @marionromain ! ;)
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dimanche 12 février 2017

Ten little Positive things #68

1 - Retourner voir La La Land et m'en émerveiller comme la première fois.

2 - Fondre pour les crêpes bretonnes.

3 - Commencer à me projeter dans mon prochain voyage.

4 - Regarder le Soleil se coucher derrière les rochers.

5 - Préparer des crêpes pour la Chandeleur.

6 - Savourer la possibilité de rester chez moi pendant la tempête.

7 - Voir le ciel se dégager entre deux sessions de pluie.

8 - M'octroyer de petites récréations pour le challenge  créatif du magazine Flow France (qui fête ses 2 ans), avec mon petit carnet Grizzly chéri. Vous pouvez suivre mes dessins quotidiens sur mon compte Instagram tout au long du mois de février. 

9 - Retrouver le plaisir de chiner le dimanche, fût-ce dans un grand gymnase frigorifique. Vivement les agréables vide-greniers printaniers !

10 - travailler les textures de ma prochaine broderie.




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vendredi 10 février 2017

Ode à mon chat en 10 points plus ou moins essentiels



Février marque un peu notre "anniversaire", à mon chat et moi. Cela fait maintenant deux ans que cette petite minette a rejoint ma vie, et elle y a pris une telle place que je me demande encore comment j'ai pu vivre sans elle jusqu'alors.
Vous aviez beaucoup apprécié l'article que j'avais publié l'année dernière à la même époque, qui retraçait 1 an passé avec mon petit chat, un bouleversement en soi.

Ces derniers jours, voyant comme je ne pouvais pas m'empêcher de voir la date anniversaire de son arrivée chez moi approcher, je me suis dit qu'au fond, je mourais d'envie de lui consacrer un nouvel article.

Alors mon billet du jour, comme un petit rendez-vous annuel,  sera une nouvelle ode à mon chat, rien que ça, car mine de rien, en un an de plus passé avec Léonce (Léonce pour les intimes, Juliette étant son prénom officiel), nous avons encore appris à nous connaître davantage elle et moi, et enrichi notre complicité déjà fusionnelle depuis le départ. 
Je sais que nous sommes nombreux(ses) à être complètement gaga de notre chat, et j'espère que certain(e)s se reconnaîtront dans les détails abordés. 


1-  J'aime quand on entre toutes les deux en grande conversation cryptée, à coup de plissements des yeux. 


2 - J'aime quand, installée dans mon canapé, elle vient étudier l'exacte superficie qui subsiste entre l'accoudoir et moi pour s'y allonger et en épouser chaque recoin,  optimisant l'espace à tout prix.


3 - J'aime le miaulement quasi inaudible avec lequel elle signale son arrivée pour attirer mon attention quand elle rejoint la pièce où je me trouve.


4 - J'aime quand elle tient à se caler dans mes pas quand je me dirige vers la cuisine le matin, trottinant tout en se retournant régulièrement pour vérifier que l'écart entre elle et moi reste constant et fidèle à ses souhaits.


5 - J'aime quand elle feint d'abord de fuir mes caresses alors qu'elle n'attend que ça, qu'elle semble tester jusqu'où je suis prête à aller pour lui faire ces fameuses grattouilles sur le ventre, en courant se positionner dans le coin le plus improbable de chez moi quatre pattes en l'air avec le miaulement caractéristique de celle qui s'assure - on ne sait jamais - que j'ai bien l'intention de la suivre.


6 - Je ne compte plus le nombre de surnoms dont j'ai pu la rebaptiser, qui la font sans aucune logique passer d'une toute petite chose, à un énorme chat (elle est à la fois mon tout petit chou à la crème et ma grosse mémère, mon bichon frisé et mon gros patapouf…)


7 - Je ris du peu du temps dont elle a besoin pour venir s'allonger sur ma chaise de bureau et commencer sa sieste quand j'ai le malheur de me lever pour aller me préparer un thé, et de ses grands yeux d'étonnée offusquée quand je lui signifie que ça ne va pas être possible.


8 - Les cartons vides font désormais partie de ma décoration, maintenant que j'ai compris à quel point elle n'aimerait jamais aucun autre jeu du commerce autant qu'eux.


9 - J'aime quand elle saute sur mon bureau pendant que je dessine, grave, brode, et qu'elle s'installe comme une poule qui couve juste à côté de moi. Elle devient alors ma réserve à câlins, dès qu'une pause s'impose. Je ne compte plus le temps que j'ai dû perdre "à cause d'elle", car à chaque fois que je pense au fait que je procrastine avec mon chat, je me rappelle cette phrase de Colette : "le temps passé avec un chat n'est jamais du temps perdu", et alors les différents clichés de l'auteure photographiée en train d'écrire entourée de ses chats me reviennent en mémoire.


10 - J'ai un peu le vertige, parfois, quand je réalise l'immense place qu'elle occupe dans ma vie, d'imaginer celle-ci sans elle, et je mesure tout ce que cette petite minette porte sur ses épaules sans en avoir conscience. 

Et vous, qu'est-ce qui vous fait 
rire, sourire et fondre 
chez votre petit chat / chien ?

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