mercredi 28 septembre 2016

Instantanés du mercredi

Des petits morceaux d'automne à la maison et sous les pieds, ponctués de ce genre de lumières indéfinissables les matins où on s'y attend le moins.
 De belles lectures, les gris bleus d'automne à la mer et sur les portes des jolies maisons - une journée haute en couleurs. 
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lundi 26 septembre 2016

Petit raton d'automne

Aujourd'hui, je reviens pour vous présenter ma première "vraie" broderie d'automne. Après un été que j'ai décidé de passer loin de mes aiguilles et autres fils à broder, j'y suis revenue début septembre avec de petites choses, d'abord un essai de broderie-broche, puis ma broderie renard sur la poche d'une chemise, que je vous présentais la semaine dernière pour l'arrivée de l'automne. 

Mais ce que j'aime par-dessus tout, moi, c'est broder des portraits d'animaux, les couronner de fleurs et les encadrer tels quels dans leur tambour à broder, en bonne adepte du hoop art que je suis. Je vous ai déjà présenté plusieurs de mes réalisations du genre, comme il y a quelques mois, cette broderie de cygne, ou la broderie de mon chat.

Quand j'ai débuté celle que je partage avec vous aujourd'hui, j'avais encore la tête pleine de fleurs, et je n'envisageais pas de couronner mon raton laveur d'autres choses que des fleurs. Et puis l'été s'en est allé, l'automne a pointé le bout de nez, et avec lui, tout mon amour pour cette saison est revenu. Immédiatement, ce ne sont plus des fleurs que j'ai voulu poser sur la tête de mon nouvel ami, mais de belles feuilles automne comme celles que j'aime tant. 

Quelques petites informations pratiques : 

J'ai brodé avec les fils moulinés DMC (utilisés en double) qui se divisent en 6 brins. J'ai utilisé les fils de référence :
- 310 (noir, pour les contours du raton laveur)
- 814 (contours des feuilles).
- 301 (feuilles d'érable)
- 936 (feuille de chêne)
- 3790 et 3782 pour les glands.
- 920 (les deux petites feuilles rouge orangé)
- … et un marron-beige dont j'ai malheureusement perdu la référence, pour la feuille que vous voyez sous la feuille de chêne. 

Pas d'innovation pour cette broderie, je reste fidèle aux points les plus simples et dont le rendu me plait tant, à savoir le point de tige pour les contours, le passé plat pour le remplissage des feuilles, et le point de chainette pour la cupule des glands.

Pour broder des feuilles en laissant apparaître leurs nervures, il faut piquer l'aiguille sur la nervure et broder ainsi toujours de la nervure vers l'extérieur. On le fait ainsi d'un côté, et de la même façon de l'autre côté, piquant l'aiguille de la nervure vers le bord extérieur de la feuille. 


Elle vous plaît cette nouvelle broderie d'automne ? Cette saison est peut-être (sans doute) celle qui m'inspire le plus sur le plan créatif, et si le temps était extensible, je voudrais pouvoir réaliser les mille idées qui se bousculent chaque année dans ma tête à cette période !
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dimanche 25 septembre 2016

Ten little Positive things #59

1- Passer devant le pont habité de Pont-l'Abbé, dans le Finistère.

2- Revenir de vide-grenier avec de jolies petites trouvailles.

3- Recevoir ces deux pin's trop mignons commandés chez l'Atelier Mouette

4- Sentir les premiers crissements de l'automne sous les pieds.

5- Laisser Paula Beer me rappeler Romy Schneider dans le dernier film de François Ozon, Frantz.

6- Cueillir de jolies branches d'automne.

7- Découvrir le superbe livre d'Hélène et Julien, alias  heju, et en savourer chaque page jusqu'à la dernière.

8- Marcher dans les dunes un dernier jour d'été.

9- Déjeuner le dimanche à la crêperie.

10 - Recevoir tous vos gentils mots suite au partage de ma broderie renard. 


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jeudi 22 septembre 2016

Hello fall


Depuis quelques jours, je guettais les premiers signes de l'automne à travers la fin de l'été. Non pas qu'il me tarde spécialement d'avoir froid, de voir les jours décliner de plus en plus tôt et de me croire la nuit le jour. Mais enfin, si l'automne pourrait faire valoir bon nombre d'arguments pour rendre ce changement de saison déprimant, à mes yeux, tout est compensé par la joie de voir les arbres prendre leurs couleurs aux mille nuances d'ocre et de rouge, par celle aussi, de ressortir mes chemises à carreaux du placard, d'installer mon plaid moelleux sur le canapé  pour me le faire disputer par mon chat, de préparer moult recettes à base de potimarron, et de boire à nouveau des chocolats chauds. 

Je crois que j'ai un faible pour les broderies qui marquent les changements de saison. Si vous me suivez depuis un moment sur ce blog, vous vous souvenez peut-être de la   broderie renard que j'avais publiée à l'automne dernier, et que vous aviez été nombreux à apprécier. Cette année, j'ai eu envie de récidiver en imaginant un petit frère à ce renard. Histoire d'innover un petit peu, celui-ci est venu se lover dans le creux de ma chemise tartan (quand je vous disais que j'aimais les chemises à carreaux). Cela faisait quelque temps déjà que je souhaitais broder quelque chose  sur une chemise, et l'arrivée de l'automne était l'occasion parfaite pour cela. 


Quelques petites informations pratiques : 
Points utilisés :
Pour réaliser cette broderie, j'ai utilisé deux points différents : 
- Le point de tige (contours)
- Le point de chainette (remplissage)

Matériel : 
- une chemise (le carreau est optionnel ;)
- un feutre effaçable pour tissu.
- Une aiguille à broder.

Je brode (comme toujours) avec les fils moulinés DMC à 6 brins, que j'utilise (comme presque toujours) avec 2 brins. Voici les références des couleurs nécessaires pour réaliser cette broderie : 
- 25 : noir utilisé pour les contours, le bout des oreilles/nez et les yeux. 
- Blanc : menton et bout de la queue.
- 918 : marron rouille pour le pelage. 
-  321 : rouge chaud pour le noeud papillon. 

Modèle :
Si vous souhaitez peupler l'automne de plein d'autres petits renards comme le mien, je vous propose de télécharger le dessin que j'ai réalisé pour cette broderie. Vous pouvez l'imprimer pour le décalquer, ou bien, si votre tissu n'est ni trop épais ni trop sombre, vous pouvez le reproduire en posant directement le tissu sur votre écran d'ordinateur.
Clic clic et enregistrez !


N'hésitez pas à me faire part de vos créations si vous vous lancez dans une telle broderie, ici même, sur mon compte Instagram ou sur ma page Facebook.

Aimez-vous l'automne, vous aussi ?
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mercredi 21 septembre 2016

Instantanés du mercredi

Les bateaux au port pour une douce fin d'été - opérer tranquillement la transition vers la saison du cocooning - Remettre les vêtements de mi-saison - Le charmant pont habité de la ville de Pont-l'Abbé, dans le Finistère.
 Les lumières folles des matins ensoleillés - Ce petit chat au nez rose - L'automne dans les starting blocks.
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lundi 19 septembre 2016

Home is where the heart is

À mon retour de voyage, au mois d'août, j'étais heureuse de retrouver la Bretagne pour les quelques semaines d'été qui s'offraient encore à moi, Soleil au rendez-vous. Heureuse bien que tout étourdie d'avoir quitté les montagnes autrichiennes pour retrouver mes horizons horizontaux. Nostalgique des hautes altitudes, aussi. Je rentrais à la maison, ça oui, comme je crois que j'aurai toujours ce sentiment, où que je vive, de rentrer à la maison quand je retourne en Bretagne. Alors c'est drôle, mais à mon retour, j'ai imaginé cette toute petite broderie. Parce que j'avais le coeur balloté entre des sentiments divers, comme si j'en avais laissé un petit morceau là-bas, sur nos chemins de randonnée. Parce que j'étais rentrée chez moi, mais pas tout à fait entièrement, la tête encore portée vers les ailleurs. 

Au fond, je crois que je n'ai jamais vraiment réussi à savoir s'il me fallait vivre en Bretagne, ou la quitter pour me sentir lui appartenir plus fort et y revenir avec d'autant plus d'élan. Je l'ai quittée, plusieurs années. J'y suis revenue, j'en repartirai sûrement. J'ai laissé un gros bout de mon petit coeur à Paris, qui sera toujours aussi ma maison. Là-bas, le manque de la mer revient comme un boomerang, comme ça, sans prévenir, un matin, boum, il me faut voir la mer, prendre le vent de face et laisser mes cheveux s'emmêler. Mais loin de Paris... loin de Paris c'est le manque, aussi. Le manque de ces architectures que j'aime tant, de ces parcs où je me balade pour le seul plaisir de marcher sous les grands arbres. Les couleurs du Père Lachaise en automne, les fresques de street art qui s'offrent au détour d'une ruelle, les endroits cachés qui rappellent le Paris d'avant. Paris au chevet duquel il me tord le ventre de ne pas être lorsque de tristes événements s'y produisent. 
Alors oui, parfois, près de la mer, aussi fort que j'aime m'asseoir sur le sable pour regarder le va-et-vient des vagues, j'ai envie de m'en arracher. Le boomerang, toujours, comme une urgence. Mon petit coeur me crie Paris, comme il peut parfois me crier Amsterdam ou d'autres villes encore où je crois avoir laissé un bout de mon petit coeur. 

L'autre jour, j'ai ressorti cette broderie du coin de ma tête où je l'avais rangée toute cette fin d'été, et je me suis attelée à la réaliser, en espérant que le temps de broder, je trouve des réponses à mes questions. J'ai dû broder trop rapidement, car je n'en ai pas vraiment trouvée. Mais je suis retournée à la mer avec elle, et je m'y suis sentie chez moi. Dans quelques semaines, c'est "mon" Paris que je retrouverai, et je sais que je retrouverai du même coup une sensation identique à celle-là. Peut-être, après tout, que j'ai simplement le coeur qui fait l'élastique, et qu'il me faut accepter de devoir sans cesse sauter d'un pied sur l'autre pour trouver un peu d'équilibre. 


Et vous, vous êtes-vous déjà senti comme écartelé entre deux endroits que vous chérissez ? Comme si ici, vous aviez toujours un peu la tête là-bas, et que là-bas, vous songiez à ici ? 

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vendredi 16 septembre 2016

Concarneau par le sentier côtier


Concarneau, je connais bien, du moins je le pensais jusqu'il y a peu. Depuis toute petite, quand l'envie d'une balade bretonne un peu hors du temps se faisait sentir, on m'y a emmenée pour des promenades tranquilles dans la Ville Close, pour regarder le reflet parfait de celle-ci dans l'eau, oublier nos montres pour nous fier au grand cadran solaire de la ville, marcher sur les remparts et finir par nous asseoir les pieds au-dessus de l'eau en savourant une glace. Aujourd'hui encore, je continue de m'y rendre plus ou moins régulièrement.

Alors Concarneau, c'était la Ville Close, forcément, c'était ce qui faisait l'identité tout entière de la ville à mes yeux. Tout cela était d'une telle évidence pour moi, forgée depuis l'enfance, que l'idée d'en explorer davantage de la ville ne m'était même pas venu à l'esprit. 

Allez savoir pourquoi la dernière fois que j'ai voulu aller m'y balader, mon instinct m'a poussée à continuer ma route, à passer devant la Ville Close sans m'y arrêter - toute honteuse presque que j'étais de la snober ainsi - et à rejoindre le front de mer. 

Je n'avais rien prémédité de tout cela, effectué aucune recherche avant de venir, mais j'étais sûre que de belles balades me tendaient les bras autour de Concarneau. Après tout, le célèbre sentier des Douaniers (également appelé le GR 34), longe les côtes bretonnes sur plus de 1800 km, il devait bien y en avoir un petit bout dans le secteur où je me trouvais. 

Je me suis donc garée derrière l'hôtel des Sables Blancs, qui borde la plage du même nom, et je l'ai trouvé, ce sentier des Douaniers. Il n'était pas difficile à trouver, il faut dire. Si un jour l'envie vous vient de venir explorer un peu du Finistère sud par la Côte et que vos pas vous mènent à Concarneau, rendez-vous sur la plage des Sables Blancs, longez-là jusqu'au bout jusqu'à trouver ce joli chemin côtier. 

Cela vaut clairement le coup, car la suite, la suite c'est un festival de joli joli, de falaises escarpées et d'eaux turquoises, de nature brute et de panoramas grandioses à chaque virage. Et puis, ici et là, de petites criques qui se méritent, dont on profite, un peu seuls au monde. 


Plage des Sables blancs

On laisse derrière soi la plage des Sables blancs tandis qu'on s'engage et s'élève sur le sentier des Douaniers.

Les jolies petites criques qui s'offrent au détour d'un virage.


Ce n'est sûrement pas un chemin secret pour les randonneurs assidus, mais il l'était resté pour moi jusqu'à ce jour, et cela me fait toujours quelque chose d'en découvrir encore de la Bretagne que je croyais connaître. Sûre que j'y reviendrai, sur ce sentier, que je devine encore plus beau aux premières ou aux dernières lueurs du jour.

Et je me réjouis du bon millier de kilomètres de côtes bretonnes qu'il me reste à découvrir grâce à ce chemin des Douaniers, qui doit son nom à la surveillance des côtes par les douaniers, entre la Révolution française et le XXè siècle, où il s'agissait de prévenir, jour et nuit, le débarquement de contrebandiers et de pilleurs d'épaves. 

Au retour de ma balade, je n'ai pas pu m'empêcher de faire malgré tout une courte balade dans la Ville Close. Ne serait-ce que pour me récompenser de mes efforts avec quelques petites gourmandises (ici des kouignettes de la Maison Larnicol, autrement dit de mini kouign aman, gâteau typique de la Bretagne, fait de beurre… et de beurre !) 


Connaissez-vous le Sentier des Douaniers ? Je serais ravie de pouvoir bénéficier de vos conseils, que vous soyez Bretons ou ayez été Bretons de passage, afin d'orienter mes prochaines découvertes. J'aimerais beaucoup prendre le temps d'aller explorer le sentier du côté de la Bretagne Nord, par exemple, que je connais très peu, et qui m'a tout l'air superbe également. 
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